Etape

Ako - Kyoto

Kilomètres

166

Météo

Toujours parfaite

Phrase du jour

On dirait que tu as un filtre à aspirateur sur le nez - Quentin qui décrit mon masque.

Résumé

Départ pour l'étape qui doit nous mener à Kyoto. Dès les premiers kilomètres nous entrons dans l'immense conurbation urbaine Kobé - Osaka - Kyoto. Le guidage est assez complexe mais après 5 étapes japonaises je commence à être habitué.

Comme la veille, nous roulons à bon rythme et prenons notre pause déjeuner à Kobé. Il ne fait pas bien chaud et nous ne tardons pas à nous remettre en selle. Las d'avoir l'impression de respirer plus de gaz d'échappement que d'air frais, je me décide à utiliser un masque que je conservais dans mes bagages.

C'est la première fois que j'essaie de pédaler avec un masque. Il s'agit sûrement d'une déformation professionnelle mais j'aime bien exposer les avantages et les inconvénients d'une solution technique. Voici mon analyse sur le masque anti-pollution que je portais :

Positif

  • Protège de la pollution.
  • Permet de se fondre un peu mieux dans la population Japonaise qui
  • porte pas mal de masques.
  • Fait rire Quentin

Négatif

  • Suffoque son propriétaire

Eh oui, après quelques minutes je me sens un peu étourdi et commence à avoir la tête qui tourne. Après avoir enlevé le masque, je recouvre rapidement mon état initial. Je ne sais pas comment les indigènes parviennent à supporter ces masques. C'est peut parce qu'ils ne doivent pas suivre un géant barbu lancé à 30km/h au milieu du trafic.

La suite de l'après midi est assez pénible, et les feux rouges tous les 300 mètres nous ralentissent pas mal. Nous arrivons tout de même vers 17h à la gare d'Osaka où nous devons prendre un train pour Kyoto.

Le but de la manoeuvre est de s'épargner 50 kilomètres de ville supplémentaire. Quentin s'est renseigné la veille et les vélos semblent tolérés. Malheureusement, nous nous heurtons sur place à deux agents qui refusent de nous laisser embarquer.

Il fait déjà nuit et nous avons 120 kilomètres dans les jambes. Nous pesons donc nos options. Le bus ne prend pas non plus les vélos, le taxi est inabordable, laisser les vélos sur place pour venir les récupérer me semble un peu risqué et enfin dormir sur place nous fait perdre le prix de la nuit d'hôtel déjà payée à Kyoto.

La seule option raisonnable (mais pas tant que ça), est donc de pédaler jusqu'à Kyoto. Contrairement aux autres étapes où nous avons tranquillement préparé un parcours et l'avons chargé sur Maps.me, ici rien n'est préparé. Je dois donc utiliser le mauvais guidage de Google Map qui nous envoie dans les dédales labyrinthiques des ruelles d'Osaka avant de nous lancer sur des grands axes au milieu du trafic.

La fatigue commence à se faire sentir mais nous faisons passer le temps en chanson. Comme j'ai perdu l'enceinte MP3 au Kirghizistan, nous devons chanter nous même. Dans notre répertoire Francis Cabrel, Madonna et John Denver. Nous arrions finalement à Kyoto vers 20h après 166km, record battu !