Etape

Saint-Béat - Montréjeau.

Kilomètres

36.5

Météo

Pas ouf, il fait presque froid

Phrase du jour

'Quentin je crois que j'ai perdu ma chaussure'

Résumé

Départ tôt ce matin depuis Biarritz, les parents de Mathieu nous amènent gentiment à Saint-Béat d'ou nous partons (Merci !) Le ton est donné directement puisqu'au bout de 200 mètres nous nous foutons à l'eau dès le premier rapide. Mathieu a déjà perdu son chapeau et nous n'avons plus d'écope !Le début de l'étape est sportif, normal nous sommes encore proches de la source. Mathieu et moi qui n'avons pas une énorme expérience du Kayak nous faisons quelque peu poutrer en tentant de manoeuvrer les courants complexes. Au moins on s'amuse, et on se tape un des meilleurs fous rires de notre carrière après avoir négocié un virage qui laisse le kayak tellement plein d'eau que nous ne flottons pratiquement plus.

A midi pause salutaire, les parents de Mathieu nous ayant préparé un petit pique nique. On constate avec horreur que nous n'avons fait en 2h qu'une grosse dizaine de kilomètres, mais c'est vrai que le fait de passer la moitié du temps sur les galets à vider le kayak nous a un peu ralenti. On repart un peu dans le mal, mais la oh surprise, on avance beaucoup mieux, le courant se fait plus simple a manoeuvrer, ou nous sommes juste devenus meilleurs. En tout cas, on finit au bout de deux heures les 20 kilomètres restants ! Arrivés a 17h pile, une autre épreuve nous attends, car le petit bnb que nous avons trouvé est a 1.5 kilomètres de la Garonne.

Nous choisissons de dégonfler le kayak et de le porter a bout de bras, en utilisant les pagaies comme des branches et les gilets de sauvetages comme des coussins pour ne pas se faire scier les épaules. Accueillis par des chiens de merde derrière leurs enclos, (Mathieu aura l'idée de génie plus tard d'en amadouer un en lui lancant un bout de focaccia au brie), nous arrivons chez notre sympathique hôte. Pour que la fête soit plus folle, Mathieu réalise qu'il a perdu une de ses chaussures de kayak, qui était accrochée derriere le balot. Il refera le trajet sans succes, et compte s'en fabriquer une avec les pages de mes livres, complètement trempées par la flotte de notre petit sac étanche pas étanche (heureusement le gros est resté bien au sec!)

Une journée sportive mais très drôle car nous aimons souffrir. L'idée de descendre l'amazone en kayak s'éloigne très loin dans ma liste de priorité, mais je n'ose pas en parler a Mathieu qui semble très motivé. Peut etre que la journée de demain l'aidera a changer d'avis !