Etape

Vändra - Talinn

Kilomètres

107

Météo

Froid, pluie, as usual.

Phrase du jour

You need sleep - La dame de l’Airbnb qui a l’air de nous trouver fringants.

Résumé

Je passe une nuit pas si mauvaise dans mon canapé dans la cabane dans l’arbre. Dans un demi sommeil, j’entends le sol craquer à l’aube. Quentin descend les marches. Il s’enfuit peut-être pour prendre un train en douce. Il aurait bien raison, la pluie et le brouillard à l’extérieur ne donnent pas envie de se lancer dans cette ultime étape.

Lorsqu’il revient une heure plus tard, je me dis qu’il a du changer d’avis. Il s’avère qu’il a passé une bonne heure aux toilettes à l’autre bout du camp de vacances pour mieux se remémorer quelques heures sombres d’Ouzbékistan.

Nous démarrons péniblement vers 10 heures direction Talinn. La première heure est assez roulante sur une route déserte. Nous tombons sur un panneau indiquant que la capitale est désormais à 75 kilomètres. Je sais que cela signifie encore 4 heures d’effort alors que je suis déjà trempé.

L’itinéraire au moins est facile, il s’agit de suivre la route 15 sur toute la durée restante. Comprenez, rouler à 20 kilomètres-heure sur une bande d’arrêt d’urgence de 1 mètre. L’exercice est périlleux puisqu’un écart de quelques centimètres à gauche ne sera pas pardonné par les semi-remorques Estoniens qui nous dépassent sans beaucoup de considérations.

Quentin est bien brave car moins affaibli qui lui, je trouve déjà que cette fin de voyage ne nous fait pas beaucoup de concessions. La stratégie maintenant éprouvée du je-roule-sans-m’arrêter-pendant-5-heures-parce-que-j’ai-froid fonctionne et nous arrivons à Talinn vers 15 heures.

Cela nous laisse le temps de mettre au point un stratagème plus subtil pour les prochains voyages. Il consiste à louer une trottinette électrique puis à tracter son compère à vélo via une sangle. Les résultats sont peu concluants mais nous avons bon espoir de parvenir à améliorer la technique.

Et voilà pour ce voyage que nous pensions facile et qui s’est avéré pas si facile. En essayant de prendre un peu de recul, peut-être que nous avons un peu moins envie de nous faire mal avec les années. Les 25 heures de bus et 12 heures de train du retour me permettront sûrement de mûrir ma réflexion.

Merci de nous avoir lus :)


Quentin: plus jamais jusqu’à la prochaine fois, merci d’avoir suivi nos aventures encore une fois !