Etape

Riga - Ainazi

Kilomètres

100

Météo

Bien froid mais ensoleillé.

Phrase du jour

Zut j’ai oublié la phrase du jour - Mathieu

Résumé

Depuis plus de 10 ans que nous voyageons ensemble, nous commençons a avoir vécu un certain nombre d’expériences. Pour autant, après toutes ces années, le terme “préparation méticuleuse” est sûrement celui qui décrit le plus mal nos voyages. En général, le processus de décision est assez élaboré. Nous nous retrouvons dans un restaurant, une idée me passe par la tête, je lance : ça te dirait d’aller en Russie en vélo ? Quentin recrache son sushi pour exprimer son enthousiasme.

Dans les quelques mois qui précèdent le voyage, l’un des deux finit toujours par appeler l’autre pour lui dire : je regarde un reportage Arte sur la Russie on dirait qu’il fait froid et que c’est la guerre à la frontière. L’autre répond : ah ouai, heureusement que t’as vu ça, on va emmener une polaire et un couteau suisse.

N’ayant pas la résistance physique d’un Mike Horn ou la force de caractère d’un Sylvain Tesson, nous finissions quasi systématiquement par tomber malade, nous blesser et changer complètement de plan. A vrai dire, à part pour l’ascension du mont Blanc en 2012, nous n’avons jamais réalisé parfaitement l’objectif fixé initialement.

Sur ce voyage, c’est d’abord la casse de l’axe de mon pédalier qui a failli nous faire renoncer. Ayant pu réparer de justesse, je pensais alors que nous étions bien partis pour vaincre la malédiction. Hélas, c’était sa compter sur la traditionnelle crève dont a été victime Quentin. Trois bons jours de fièvre, de la toux qui nous forcent à relier Kaunas à Riga en bus.

Nous voilà quand même repartis ce matin, par quatre degrés et dans un vent glacial. Quentin est toujours en short, mais il a acheté des moufles en laine avec des chats cousus dessus pour rester bien au chaud. Le début d’étape est compliqué, cependant nous sommes pour un fois un peu aidés par le triptyque jusqu’alors inédit : bonne route - vent dans le dos - pas de dénivelé.

Vers la fin de l’étape, je fais remarquer à Quentin que la route est vraiment très bonne. 300 mètres plus loin de gros panneaux signalent des travaux et elle se transforme en chemin. Je devrais parfois vraiment me taire.

Nous arrivons vers 14 heures dans la maison que nous avons loué faute d’hôtels aux alentours. Je vais mettre a profit ce repos pour choisir notre prochain voyage, cette fois inratable. J’oscille pour l’instant entre le tour de l’étang de Boulogne en barque ou la traversée de la promenade des Anglais en roller. N’hésitez pas à proposer vos idées dans les commentaires !