Etape

Torrelavega - Nueva

Kilomètres

90

Météo

Chaude mais OK

Phrase du jour

Ma pédale est cassée mais je peux ne plus pédaler donc c'est OK - Mathieu

Résumé

Étape un peu plus courte aujourd'hui, 900 mètres de dénivelé oblige. C'est à posteriori une bonne décision étant donné que il n'y avait pas plus de 30 mètres de plat sur toute l'étape. Le profil est simple : ça monte ou ça descend. En général ça monte beaucoup et ça descend beaucoup.

Le paysage est par contre très sympa et la chaleur plutôt gérable. Je découvre que ma pédale bouge et que mon moteur fait aussi des quart de tour sur son axe, ce qui semble peu normal. À part ces petits soucis mécanique, pas grand chose à signaler. Cela me donner l'occasion de disserter d'un autre sujet, les mapseries ou Google mapseries.

Si nous avons déjà parlé du fourbe mode vélo de Google Maps dans ces pages à maintes reprises, permettez moi un rappel. Nous planifions nos trajets avec le mode vélo de Google map. Ce dernier s'évertue à nous faire éviter les grosses routes, ce qui est plus qu'appréciable. Il est aussi capable de dégotter de belles petites cyclables, comme sur l'étape de Bilbao. Cependant, à l'occasion, il peut révéler toute sa diablerie et nous envoyer sur des sentiers en sable, dans des forets en friche ou sur des vestiges de voie romaine dont le dernier voyageur remonte à l'époque de Marc Aurèle.

Cependant, cher lecteur vous tombez à pic car avec le temps et la pratique nous avons réussi à rassembler les principaux signes avant coureurs d'une mapserie. Lorsque vous roulez tranquillement sur une petite départementale, l'asphalte lisse filant sous vos pneus, et que vous remarquez l'un de ces signes, fuyez :

  • La route s'enfonce dans un lotissement, de plus en plus profond, l'issue est forcément un sombre chemin en terre qui passe par un bois où les locaux vont promener leurs chiens et leurs progéniture.

  • Vous longez une voie ferrée et le chemin passe sous la voie ferrée. C'est le signe le plus caractéristique. Après le pont qui sent l'urine vous allez découvrir un chemin en sable ou en terre ou il ne sera pas rare de devoir pousser son vélo poursuivi par les tiques et les rats.

  • Vous n'êtes pas loin de l'autoroute et soudain une mapserie vous fait bifurquer vers la route qui longe l'autoroute. Pauvre fou, la désserte de l'autoroute est toujours une affreuse piste uniquement accessible des véhicules de service de l'autoroute. Vous allez respirer le bon air des SUVs qui roulent à 150 km/h pendant que vous tombez dans un troisième cratère rempli d'eau.

  • Vous passez un parking et la route de devient de plus en plus petite. Vous croisez plus de randonneurs que de véhicules. Malheureux, vous vous aventurez en fait sur un sentier de randonnée ou il faudra pousser le vélo au milieu des promeneurs hagards.

Le plus risible est de penser au nombre de randonneurs qui roulent en gravel, "ah oui mais parce que comme ça je peux aller sur les chemins". On ne peut que les imaginer voiler leurs roues sur la désserte de l'autoroute ou passer au dessus de leur guidon sur les sentiers de randonnée de saint-jacques. En tout cas je pense que nous n'en avons jamais croisé un seul durant ces mapseries. Le gravel, c'est quand même probablement la plus grande supercherie du vélo moderne.

Bref, ce soir petite sidrerie et demain repos à Gijon, hasta la proxima.